FILMS


chacun sa vie

Un film écrit et réalisé par ALI GHANEM

Contact presse : Tanissia GHANEM
lesfilms
alighanem@yahoo.fr
tel : 06 59 54 04 32


Chacun sa vie

2013 - 1h30 film couleur franco-algérien de Ali GHANEM
Avec :
Ahmed TAYBI, Yves PIRON, Oumria MOUFFOK, Chafik AÏT AHMAD et Alice TAURAND
Comédie dramatique

Sur le pont d’un des ferries qui font la navette entre Marseille et Alger Rachid, plus de soixante ans, termine sa prière et se dirige vers le restaurant. Tandis qu’il déjeune, il est terrassé par une crise cardiaque. Transporté dans sa cabine, il revoit sa vie défiler.
Il vit en France depuis les années 70, travaillant d’abord sur des chantiers en région parisienne, puis dans des usines du Nord de la France, où il s’est activement impliqué dans les luttes sociales.
Des années plus tard, revenu en région parisienne, il s’est installé avec sa famille dans l’appartement qu’il est parvenu à acquérir. Employé dans une morgue, son travail consiste à y préparer les corps des musulmans selon les rites de l’Islam.
Il a toujours pensé finir ses jours en Algérie, où il s’est fait construire une maison.
Dès qu’il est à la retraite, il réunit sa famille et lui annonce qu’il a décidé de rentrer au pays et mis en vente l’appartement. Sa femme et ses enfants, stupéfaits, refusent de le suivre.
Ils considèrent que leur vie est en France. L’une de ses filles, Nadira, dont il est très fier, suit des cours de piano et souhaite en faire son métier. L’autre, Malika, qu’il avait mariée à l’un de ses cousins, a divorcé et n’envisage pas du tout de refaire sa vie en Algérie. Même son fils Farouk, qui se contente de petits boulots, souhaiterait devenir animateur dans une Maison des Jeunes.
Nadira l’encourage toutefois à faire le voyage seul pour se changer les idées Sur place, il découvre une réalité bien différente de ce à quoi il s’attendait. Il a la surprise de trouver sa maison occupée, son frère, qui l’a mise en location en son absence, lui cherche querelle à propos d’une obscure affaire d’héritage... La sœur de son ami Mohamed, dont il s’est occupé de rapatrier le corps, lui fait des invites ambiguës... Et la plupart de ses amis sont morts....
Ce film diffère des films habituels de l’immigration en abordant de façon intimiste un conflit de génération

Chacun sa vie - Histoire de la réalisation

J’ai tourné « chacun sa vie » dans une période sombre.
Je venais d’écrire trois scénarios mais, bien que j’aie obtenu l’avance sur recettes pour l’un d’entre eux, ils n’avaient retenu l’attention d’aucun producteur. Tous me disaient qu’il n’y avait plus de place pour des films traitant de l’immigration ou des problèmes sociaux.
Un jour, alors que je passais le temps assis à la terrasse d’une brasserie du vingtième arrondissement, mon attention fut attirée par un maghrébin qui se trouvait à une table proche, le visage inondé de larmes.
Il me raconta qu’il était à la retraite, qu’il n’en pouvait plus de tourner en rond en France, qu’il avait toujours voulu retourner en Algérie, mais que sa femme et ses enfants refusaient de le suivre. Il était désespéré, se sentant abandonné, trahi et inutile.
Profondément ému par son histoire, j’ai décidé d’en faire un film, et je n’avais d’autre solution que de le produire moi-même avec mes propres économies.
Une fois l’écriture du scénario achevée, j‘ai commencé à tourner, en ayant recours à des techniciens qui sortaient des écoles. A part quelques professionnels, tous les acteurs sont des comédiens débutants.
Par chance le comédien principal était un ami, qui avait joué dans mes films précédents, et qui a toujours fait preuve d’une très grande disponibilité. Au moment où je me trouvais dans une impasse financière, je suis allé voir HHC , l’ancien directeur de la télévision algérienne à qui part du sujet et de mes difficultés. Sur le champ, il m’a donné 70 000 euros. A cette période il y avait une manifestation culturelle intitulée « Alger capitale de la culture arabe » dont la commission culturelle a bien voulu m’accorder aussi 70 000 euros. Le Ministère de la Ville français m’a également accompagné, avec une subvention de 40 000 euros Différents amis ont complété ces concours, me permettant de terminer le film.
Cela explique que la réalisation du film ait demandé beaucoup de temps –pour ne pas dire des années.

Chacun sa vie -Extraits de presse

Je ne veux pas rentrer au pays dans un cercueil comme Mohamed. (L’authentique)

Après plusieurs tracasseries de toutes sortes, les efforts du réalisateur sont enfin récompensés car son film est à l’écran. Ali Ghanem ne déroge pas à la règle dans ce film où il signe une oeuvre pleine de qualités. Chacun sa vie dévoile, sans grandiloquence, ni clichés, le vécu d’une famille ordinaire en France. (L’Expression)

La mise en scène a toutes les caractéristiques des films de Ali Ghanem : choix d’acteurs non professionnels, utilisation de décors documentaires pour une structure romancée dans le but d’atteindre le réalisme.(El Watan)

« Chacun sa vie » est un film à 100% social. C’est sans doute l’expression d’une angoisse que vivent tous les émigrés, à un certain moment de » leur vie, la retraite. (…) La terre natale, ils l’ont toujours eu dans leur cœur et c’est justement là qu’ils feront leur nid pour un retour triomphal au bercail. Mais si ce retour est vécu comme un mythe, c’est aussi un drame. (Le Maghreb)

Le film est très intéressant tant par l’émotion qui se dégage des images que par les différents clins d’œil évoquant le quotidien d’une famille d’émigrés loin des clichés. (La Tribune)




mektoub

"Mektoub ? conservera sans doute dans l’histoire des cinémas français, arabe et africain, le mérite d’avoir été le premier long métrage de fiction à dénoncer de plein fouet les conditions de vie des immigrés maghrébins en France." Guy Hennebelle in CinemAction n°8, "Cinéma de l’émigration", été 1979 Fiction quasi documentaire, le film pénètre une réalité rarement cinématographiée, celle d’ouvriers algériens saisis dans leur quotidien. Avant-gardiste et militant, il dénonce les humiliations de ces travailleurs qui jouent ici leurs propres rôles. "Ce que je voulais c’est dénoncer une situation intolérable. Dénoncer n’est d’ailleurs pas tellement le mot : il m’a suffi de montrer, car la réalité parle toute seule." Toutefois, si le drame est l’élément essentiel du film, Ali Ghanem ne souhaite pas apitoyer mais plutôt éveiller , prônant "un cinéma d’urgence et de lutte" . Au titre fataliste - c’était écrit - imposé par le producteur, il ajoute ce point d’interrogation refusant même l’idée de "destin" de l’immigré. "Ce n’est pas mektoub ce qui arrive aux Algériens en France […]. Mon film n’a rien de fataliste. Au contraire c’est un appel à la lutte. Nous devons nous battre pour obtenir des conditions de vie décentes, des emplois plus stables, des logements corrects et la fin des brimades policières. Nous devons nous unir." Sorti en 1969 quelques semaines avant Élise ou la vraie vie, adaptation du roman éponyme de Claire Etcherelli, Mektoub réveille la critique. Beaucoup évoquent l’absence d’analyse, les maladresses, et s’étonnent de l’emploi de la langue française (choix du producteur)… mais tous, ou presque, reconnaissent l’honnêteté du cinéaste et du propos. Et Ali Ghanem d’abonder aujourd’hui en décrivant son film comme "naïf, sincère et maladroit". Document majeur malgré ses insuffisances, cité en référence dans tous les articles et ouvrages parus sur la question cinéma/ immigration depuis les années 1970, le film ne sera (après sa sortie) que très peu - voire pas - diffusé. Et si Mektoub ? est à ce jour l’un des films les plus connus - pour qui s’intéresse au "cinéma de l’immigration" -, il reste aussi, paradoxalement, le moins vu.
Un manœuvre Algérien, Ahmed, jeune père de famille, débarque depuis son pays en France, pensant y trouver un emploi par l’intermédiaire de Salah, un ami qui demeure en banlieue parisienne depuis plusieurs années. Quelle ne va pas être sa déception quand il arrive à Nanterre où Salah habite dans l’un des taudis d’un bidonville. Sans aucun appui, Ahmed va devoir quotidiennement faire le tour des bureaux d'embauche comme des tas d’autres immigrés qui s’étaient bercés, comme lui, de douces illusions…

Photographie : Gérard Brisseau, Paul Souvestre
Montage : Gilbert Kikoïne
Musique : Michel Berger
Langue de tournage : français
Directeur de production : Jean Maumy
Société de production : Comptoir Français du Film Production (CFFP, France)
Distributeur : Comptoir Français du Film Production pour la France
Format : 35 mm — son monophonique
Genre : drame
Durée : 85 minutes
Date de sortie France 23 septembre 1970

Distribution
Abder El Kebir : Ahmed
Pierre Mirat : le chef de chantier
Ali Ghalem : Salah
Anouk Ferjac






l'autre france

Film sur la solidarité des ouvriers maghrébins et français tourné en 1975 á Valenciennes, Lille, Roubaix et Tourcoing. Durée 1h15.






une femme pour mon fils

Fatiha a dix-huit ans et sort d'un centre d'apprentissage. Hocine, trente-cinq ans, est travailleur immigré en France. Ils ne se connaissent pas mais leurs parents ont arrangé leur mariage selon la tradition. L'espoir de bonheur symbolisé par la naissance d'un enfant va-t-il alléger le poids de la religion, la mise sous tutelle de la femme et le drame de l'éloignement ? "Une femme pour mon fils" raconte l'histoire conflictuelle d'un mariage traditionnel, a traves le film nous virons les conflits psychologiques de "la femme mariée" et son espoir de bonheur symbolisé par la naissance d'un enfant. Durée 1h30.







DOCUMENTAIRES


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